Notre stage de 3ème au sein de l’association

Le Lieu - Photo Alicia Briant

Durant notre stage de 3ème nous avons découvert que l’association Poésie des Savoir-faire a un fonctionnement assez particulier. En effet, cette association fonctionne en holacratie. C’est un système peu pratiqué qui permet de donner un rôle important à chaque adhérent. Chacun peut donner son avis, ses idées et proposer des projets. Cette association regroupe des adhérents soudés, qui travaillent en solidarité. On trouve ce système de travail très avantageux, ce qui permet une belle cohésion d’équipe. C’est Julien qui a pris le temps de nous expliquer le fonctionnement de l’association ; ses explications étaient très claires. C’est quelqu’un d’attentif, drôle et à l’écoute.

Holacratie fonctionnement de l'association
Holacratie fonctionnement de l’association

Le Lieu est situé à proximité de la gare de Pontoise, ce qui permet une accessibilité aux restaurants, commerces… Il est situé dans un espace vert, agréable et apaisant, qui est propice au bon savoir-faire. L’ambiance au sein de l’association est très convivial et promet des moments inoubliables. Quand nous sommes arrivées le premier jour, l’équipe nous a demandé de s’y sentir à l’aise, comme chez nous et de les tutoyer. On avait du mal au début mais au fur et à mesure, on a très vite réussi à se sentir rassurées grâce à la bienveillance de chacun. Durant ces cinq jours de stage au cœur de l’association, nous avons été accueillies très chaleureusement quelque soit la personne. Poésie des Savoir-faire est non seulement composée de plusieurs artisans très talentueux qui font vivre leurs savoir-faire aux visiteurs, mais c’est aussi et surtout une grande et belle famille.

Le Lieu de l'association
Le Lieu de l’association

Sylvie alias Be Bees est une cirière. Le but de son activité est de fabriquer des bougies gaufrées ou bien moulées en cire d’abeille, les mèches qui accompagne les bougies sont 100% coton, elles sont teintées à partir de végétaux tel que la myrtille, l’indigo, les fanes de carotte… C’est une autodidacte, elle a appris seule son métier sans suivre aucune formation. Cette activité nous a demandé du calme, de la patience et une réalisation minutieuse. C’est une belle expérience qu’on n’a jamais vu avant. C’est une manipulation très agréable qui diffuse donc de très bonnes odeurs de miel. Il faut faire preuve de vigilance pour ne pas faire bouillir la cire et la verser doucement mais grâce aux conseils et à la patience de Sylvie nous avons réalisé de magnifiques bougies.

 Sylvie alias Be Bees
Be Bees dans l’association

Alicia est une jeune adhérente, elle est à la fois photographe et graveuse sur verre. Nous avons donc pratiqué avec elle, la photo, qui consiste à immortaliser des moments inoubliables et mettre en valeur un objet ou une personne. Nous avons, lors de la première journée, pris beaucoup de plaisir à photographier un bijou en nacre et à créer un support pour le mettre en valeur. Alicia est quelqu’un à qui on peut faire vite confiance, elle est douce et attentive à nos besoins. Lors de notre premier jour de stage dans l’association, elle a pris le temps de nous expliquer le fonctionnement d’un appareil photo ce qui n’est pas forcément simple à expliquer à des personnes qui n’ont jamais vraiment pratiqué. Elle est créative, observatrice, perfectionniste et minutieuse donc toutes les qualités requises pour la photographie.

Alicia dans l'association
Alicia dans l’association

Mardi soir, nous avons participé à un atelier pâtisserie, animé par Claire qui est une pâtissière designer. Cet atelier est une première pour nous mais aussi pour elle, afin qu’elle puisse le proposer ensuite à des particuliers. Cette initiation nous a permis un chouette travail d’équipe dans lequel nous avons ri et découvert de nouvelles recettes. La pâtisserie est une activité formidable et instructive qui demande à faire attention de ne pas trop s’étaler. En effet, elle demande une certaine organisation, du rangement et de la créativité. Nous avons partagé un moment privilégié et sans même voir le temps passé. Le lendemain nous avons pu donc déguster nos délicieux cakes pops et cupcakes.

Nous avons participé à un cours particulier de broderie mercredi matin en présence de Marie, qui nous a appris les différents nœuds afin de commencer une broderie pour la terminer chez nous et deux gentilles dames qui s’étaient inscrites à l’atelier. Marie avait suivi une formation de graphisme aux Beaux Arts mais elle a appris seule à broder. Le soin, la patience et l’application sont des qualités essentielles pour cette activité mais grâce à l’écoute et la bienveillance de Marie nous avons passé une superbe mâtinée, nous avons pris énormément de plaisir à réaliser notre broderie et avons même continué l’après-midi. C’est vrai qu’il n’était pas toujours facile de mettre le fil dans l’aiguille mais c’était une expérience très enrichissante.

Les broderies de Marie
Les broderies de Marie dans l’association

Nous n’avons pas pratiqué toutes les activités mais l’association comporte 40 adhérents qui pratiquent des métiers d’art tous aussi beaux et passionnants les uns que les autres. En exemple, il y aussi de la scénographie, du moulage corporel, du savon…

Merci beaucoup pour cette opportunité en or. Nos cinq jours de stage au cœur de l’association nous ont permis de nouvelles expériences et nous ont appris plein de nouvelles choses. Nous avons eu la chance de travailler aux côtés d’artisans bienveillants et à l’écoute. Nous vous remercions sincèrement.

Kessy et Diya

La force du collectif

La force du collectif un pour tous et tous pour un.

La force du collectif est indéniable depuis la nuit des temps. Un groupe qui parle d’une seule voix porte beaucoup plus efficacement un message que des personnes seules et éparpillées. C’est aussi le cas en termes d’actions, d’investissements, de réflexions… L’efficacité du nombre n’est pas une légende.

Mais cette force est-elle un casse tête simplissime ? Quid des intérêts personnels, des intérêts collectifs, des entrepreneurs, des individus, de l’association en tant qu’entité… Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Voilà un début d’article qui fera pencher la tête des plus humanisés des animaux intelligents n’est-ce pas ?

La force du collectif, un casse tête simplissime ?

La force du collectif commence par l’individu.

Individuellement tout est dans la simplification, comme d’habitude mais ça … Allez leur dire ! Il s’agit de regarder ses peurs et ses doutes en face, d’éliminer les 99% d’entre eux qui n’ont aucune raison d’être et d’accepter naturellement la curiosité de voir ce qu’il se passe au-delà, et même d’en faire un jeu (à jouer avec soi-même). Il faut également s’autoriser à regarder plus loin que sa victoire ou défaite du jour et, prenant cela en compte, définir clairement et entièrement sa notion de gains et de pertes. Est-ce que l’argent est le seul gain possible ? Que représente l’expérience acquise dans la notion d’échec ? Où s’arrête la nécessité d’évoluer en prenant des risques ? Et puis, quels risques ?… Avant de penser collectif, c’est entre vous et vous même que ça se passe.

Penser et agir ensemble : une satisfaction personnelle.

Penser qu’oeuvrer au sein d’un collectif revient à nier l’individualité est une erreur. Même le membre hyper actif de la plus humanitaire des associations satisfait ses valeurs personnelles à chaque minute de bénévolat accomplie. Et heureusement que cette personne existe ! C’est justement dans la multitude des forces individuelles que la force du collectif réside.

La force du collectif n’est pas dans la formule mais dans le résultat.

Pour être épanoui au sein d’un collectif, il faut intégrer que ce n’est pas l’addition d’individus qui compte mais la somme de tous. Pour être plus clair, des humains qui agissent ensemble ne représentent jamais 1+1+1+1 = 4… Pourquoi ? Tout simplement parce que les implications des uns et des autres varient constamment selon les projets, la motivation, l’envie, la digestion, le moral…. Vous m’avez compris.
Du coup, certains jours l’opération ressemblera plus à 1.5 + 0.5 + 1.2 + 0.8 = 4 et d’autres jours à 2+0.7+1.3 = 4.
Voilà ! Seule la somme est fiable. C’est le résultat qui compte. Bon, quand certains comptent pour -1, même combat… sauf quand c’est permanent.

La puissance de la solidarité sans compter.

Il n’y a pas d’autre alternative que de donner sans compter et recevoir sans être redevable. Ok, j’admets que dit comme ça on est à deux doigts de Disneyland au pays des Bisounours. Mais pas du tout !
C’est encore une fois le résultat qui parle de lui-même, en donnant sans compter de manière désintéressée, on inspire à ses semblables la confiance de faire de même et tout fini par s’équilibrer. Il est puissant de constater qu’en donnant un petit peu de soi on récolte énormément de tous.
La force du collectif, c’est calculer sans “calculer”. Attention ! Je ne parle pas de se saigner à blanc pour le collectif, ce qui le rendrait redevable ou coupable de votre dévotion et génèrerait des frustrations.

La force des valeurs comme cadre.

Il ne faut rien attendre ni exiger du collectif ni de ses membres si ce n’est le respect des valeurs qui les encadrent et les fédèrent. Si celles-ci ne correspondent pas aux vôtres, ce collectif n’est pas pour vous. Il va de soi que les valeurs qui ont donné naissance à un collectif ne doivent pas changer, ou alors pour se renforcer.
Attention à ne pas confondre valeurs et objectifs, ce qui pourrait aussi générer des frustrations.

L’outil communication : un lien puissant.

Savoir dire et écouter est essentiel, tant au coeur du collectif que dans l’image qu’il s’en dégage à l’extérieur. En interne, rien ne stagne, ni le positif ni le négatif. Il convient donc de choisir ce qu’il est nécessaire de cultiver et de rappeler. Et oui, la répétition, le rabâchage incessant fait partie de la vie d’un ensemble de personnes. Remarquez comme c’est valable partout : en couple, en famille, entre amis, au travail… Faites-vous à cette idée pour le faire avec zénitude, quelque soit votre positionnement. Il faut aussi crever tous les abcès, avant même qu’ils ne naissent tant qu’à faire. Il faut le faire avec sincérité et dans l’échange.
Quand personne n’a tort ni raison, le compromis est roi !

La force du collectif c'est s'exprimer et écouter.
La force du collectif c’est s’exprimer et écouter.

Les pouvoirs de la fiabilité et de la confiance.

Si les chapitres précédents sont assumés et appliqués, celui-ci coulera de source : être fiable et faire confiance. Personne n’est dans votre tête et vous n’êtes pas dans celle des autres. Il est parfois plus long d’expliquer ce qu’on fait ou veut faire, que de le faire. Dans ce cas, il faut réussir à le dire et/ou à l’entendre tout en faisant confiance, en étant bienveillant et paré à secourir en cas d’erreur. Qui ne tente rien n’a rien… Certains ont besoin de faire pour comprendre, de se tromper pour apprendre, sans risque pas d’évolution… etc. Mais quand on dit, on fait !

En résumé.

La notion de collectif est propre à chacun, l’essentiel est de se retrouver dans les valeurs qui rassemblent ses membres ou de ne pas en être. Être confortable en collectif c’est se respecter soi-même et respecter les autres avec une tolérance de tous les instants, avoir des oreilles grandes ouvertes et une langue minutieusement pendue, faire confiance et être fiable. Donner sans chercher à recevoir et recevoir sans se sentir redevable.

Evidemment, l’équilibre n’est jamais acquis, il faut en permanence revoir les dosages, les additions, les soustractions… Ce qui est sûr, c’est que quelque soient les objectifs, les calculs sont : 1=1, 2=3, 3=5, 5=8…. 20=50 ! La force du nombre déplace des montagnes mais personne n’a dit que ce serait facile 😉.

Exemple de l’association Poésie des Savoir-faire .
Exemple de Jérémy de Bubbles For Earth qui, en communicant sur ses ateliers au Lieu, est ambassadeur du collectif Poésie des Savoir-faire . Be Bees suit le même exemple.

Julien Creton – Directeur de l’association Poésie des Savoir-faire.