La force du collectif

La force du collectif un pour tous et tous pour un.

La force du collectif est indéniable depuis la nuit des temps. Un groupe qui parle d’une seule voix porte beaucoup plus efficacement un message que des personnes seules et éparpillées. C’est aussi le cas en termes d’actions, d’investissements, de réflexions… L’efficacité du nombre n’est pas une légende.

Mais cette force est-elle un casse tête simplissime ? Quid des intérêts personnels, des intérêts collectifs, des entrepreneurs, des individus, de l’association en tant qu’entité… Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Voilà un début d’article qui fera pencher la tête des plus humanisés des animaux intelligents n’est-ce pas ?

La force du collectif, un casse tête simplissime ?

La force du collectif commence par l’individu.

Individuellement tout est dans la simplification, comme d’habitude mais ça … Allez leur dire ! Il s’agit de regarder ses peurs et ses doutes en face, d’éliminer les 99% d’entre eux qui n’ont aucune raison d’être et d’accepter naturellement la curiosité de voir ce qu’il se passe au-delà, et même d’en faire un jeu (à jouer avec soi-même). Il faut également s’autoriser à regarder plus loin que sa victoire ou défaite du jour et, prenant cela en compte, définir clairement et entièrement sa notion de gains et de pertes. Est-ce que l’argent est le seul gain possible ? Que représente l’expérience acquise dans la notion d’échec ? Où s’arrête la nécessité d’évoluer en prenant des risques ? Et puis, quels risques ?… Avant de penser collectif, c’est entre vous et vous même que ça se passe.

Penser et agir ensemble : une satisfaction personnelle.

Penser qu’oeuvrer au sein d’un collectif revient à nier l’individualité est une erreur. Même le membre hyper actif de la plus humanitaire des associations satisfait ses valeurs personnelles à chaque minute de bénévolat accomplie. Et heureusement que cette personne existe ! C’est justement dans la multitude des forces individuelles que la force du collectif réside.

La force du collectif n’est pas dans la formule mais dans le résultat.

Pour être épanoui au sein d’un collectif, il faut intégrer que ce n’est pas l’addition d’individus qui compte mais la somme de tous. Pour être plus clair, des humains qui agissent ensemble ne représentent jamais 1+1+1+1 = 4… Pourquoi ? Tout simplement parce que les implications des uns et des autres varient constamment selon les projets, la motivation, l’envie, la digestion, le moral…. Vous m’avez compris.
Du coup, certains jours l’opération ressemblera plus à 1.5 + 0.5 + 1.2 + 0.8 = 4 et d’autres jours à 2+0.7+1.3 = 4.
Voilà ! Seule la somme est fiable. C’est le résultat qui compte. Bon, quand certains comptent pour -1, même combat… sauf quand c’est permanent.

La puissance de la solidarité sans compter.

Il n’y a pas d’autre alternative que de donner sans compter et recevoir sans être redevable. Ok, j’admets que dit comme ça on est à deux doigts de Disneyland au pays des Bisounours. Mais pas du tout !
C’est encore une fois le résultat qui parle de lui-même, en donnant sans compter de manière désintéressée, on inspire à ses semblables la confiance de faire de même et tout fini par s’équilibrer. Il est puissant de constater qu’en donnant un petit peu de soi on récolte énormément de tous.
La force du collectif, c’est calculer sans “calculer”. Attention ! Je ne parle pas de se saigner à blanc pour le collectif, ce qui le rendrait redevable ou coupable de votre dévotion et génèrerait des frustrations.

La force des valeurs comme cadre.

Il ne faut rien attendre ni exiger du collectif ni de ses membres si ce n’est le respect des valeurs qui les encadrent et les fédèrent. Si celles-ci ne correspondent pas aux vôtres, ce collectif n’est pas pour vous. Il va de soi que les valeurs qui ont donné naissance à un collectif ne doivent pas changer, ou alors pour se renforcer.
Attention à ne pas confondre valeurs et objectifs, ce qui pourrait aussi générer des frustrations.

L’outil communication : un lien puissant.

Savoir dire et écouter est essentiel, tant au coeur du collectif que dans l’image qu’il s’en dégage à l’extérieur. En interne, rien ne stagne, ni le positif ni le négatif. Il convient donc de choisir ce qu’il est nécessaire de cultiver et de rappeler. Et oui, la répétition, le rabâchage incessant fait partie de la vie d’un ensemble de personnes. Remarquez comme c’est valable partout : en couple, en famille, entre amis, au travail… Faites-vous à cette idée pour le faire avec zénitude, quelque soit votre positionnement. Il faut aussi crever tous les abcès, avant même qu’ils ne naissent tant qu’à faire. Il faut le faire avec sincérité et dans l’échange.
Quand personne n’a tort ni raison, le compromis est roi !

La force du collectif c'est s'exprimer et écouter.
La force du collectif c’est s’exprimer et écouter.

Les pouvoirs de la fiabilité et de la confiance.

Si les chapitres précédents sont assumés et appliqués, celui-ci coulera de source : être fiable et faire confiance. Personne n’est dans votre tête et vous n’êtes pas dans celle des autres. Il est parfois plus long d’expliquer ce qu’on fait ou veut faire, que de le faire. Dans ce cas, il faut réussir à le dire et/ou à l’entendre tout en faisant confiance, en étant bienveillant et paré à secourir en cas d’erreur. Qui ne tente rien n’a rien… Certains ont besoin de faire pour comprendre, de se tromper pour apprendre, sans risque pas d’évolution… etc. Mais quand on dit, on fait !

En résumé.

La notion de collectif est propre à chacun, l’essentiel est de se retrouver dans les valeurs qui rassemblent ses membres ou de ne pas en être. Être confortable en collectif c’est se respecter soi-même et respecter les autres avec une tolérance de tous les instants, avoir des oreilles grandes ouvertes et une langue minutieusement pendue, faire confiance et être fiable. Donner sans chercher à recevoir et recevoir sans se sentir redevable.

Evidemment, l’équilibre n’est jamais acquis, il faut en permanence revoir les dosages, les additions, les soustractions… Ce qui est sûr, c’est que quelque soient les objectifs, les calculs sont : 1=1, 2=3, 3=5, 5=8…. 20=50 ! La force du nombre déplace des montagnes mais personne n’a dit que ce serait facile 😉.

Exemple de l’association Poésie des Savoir-faire .
Exemple de Jérémy de Bubbles For Earth qui, en communicant sur ses ateliers au Lieu, est ambassadeur du collectif Poésie des Savoir-faire . Be Bees suit le même exemple.

Julien Creton – Directeur de l’association Poésie des Savoir-faire.